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NICOLAS PENNETEAU

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A QUI JACOBS DEVRAIT-IL DONNER SA CHANCE ?

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31 Re: NICOLAS PENNETEAU le Sam 20 Fév - 9:11

TDF

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Admin
a 18 h....ça passe ou ça casse:

« Rendre aux Liégeois la monnaie de leur pièce »

Nicolas Penneteau n’a pas voulu que l’aller soit définitivement stoppé malgré les pétards rouches

Canardé de pétards par les supporters liégeois à l’aller, Nicolas Penneteau s’est confié avant le déplacement très important des Zèbres en bord de Meuse ce samedi. S’il a eu peur lors du match aller, il n’appré- hende pas du tout le retour de ce soir, où il entend s’amuser et
rendre la monnaie de leur pièce aux Liégeois, qui avaient retourné la partie en leur faveur suite à l’interruption du duel.


0 Nicolas Penneteau, dans quel état d’esprit est le groupe carolo avant ce déplacement à Sclessin ?

On a débuté la semaine avec un peu de frustration. Paradoxalement, c’est la première fois de la saison qu’on est seul sixième, mais on sort d’un match contre Courtrai où on mène avant de se faire rejoindre (1-1), alors que les autres résultats étaient en notre faveur. D’un autre côté, on est désormais dans ce top 6 et on ne veut plus le lâcher.

0 Par rapport au calendrier des quatre derniers matches, combien de points seront encore nécessaires pour assurer les playoffs 1 ?

C’est difficile à juger parce que tout sera compliqué. L’idéal serait d’en prendre douze bien sûr, mais il faut regarder un match à la fois, même si c’est un peu bateau de le dire. On a la chance d’être sixième et notre groupe doit démontrer qu’il est capable de garder cette
position. Décrocher cette place aussi proche de la fin, ce n’est pas de la chance. On est allé la chercher et on veut la garder.

0 Pour y parvenir, il y a ce match au Standard, encore plus particulier pour vous, vu les événements de l’aller. Comment appréhendez-vous l’accueil que vous allez recevoir ?

Je ne l’appréhende pas, je n’ai pas déjà joué le match dans ma tête et je le prends avec plaisir et envie. Ce sera un supermatch à jouer, on fait ce métier pour disputer des rencontres chaudes. Et en plus, sportivement, il y a de l’enjeu. On a de l’avance sur le Standard et on
veut la garder. On ne veut surtout pas relancer les Rouches dans la course au top 6.

0 L’attitude des supporters liégeois lors du match aller ne vous fait rien craindre ?

Non, je pense que je vais rigoler pendant le match parce que ça fait partie du foot. Et si je suis mal accueilli, je suis mal accueilli, c’est tout. Je ne vais pas perdre ma vie là-bas.

0 Vous avez pourtant dit qu’à l’aller, vous aviez craint pour vous…

La crainte provenait du fait d’être dos à ce qui se passait. Les jets de briquets, de papier ou de gobelets, j’en ai toujours eu, c’est comme ça. Par contre, les explosions de pétards, c’est autre chose parce qu’il y a un impact physique. On se dit que si ça explose près du pied, de la main ou de la tête, il peut y avoir des conséquences graves. C’est ça qui me perturbait. J’ai emmagasiné ces événements pour prendre de l’expérience. Je me dis que ça peut être utile pour le futur et même le futur proche. Mais j’espère que ce ne sera pas pour ce week-end parce qu’on veut un beau match, certes chaud, mais qui ne dépasse pas la limite. J’ai envie de faire passer un message à nos supporters : « Soyons plus intelligents et montrons une belle image de Charleroi. » J’ai confiance en eux. Ils sont très passionnés, mais la passion ne doit pas devenir de la haine.

0 Replongeons-nous un instant dans ce match aller : que s’est-il passé dans votre tête au moment où vous sentez que ça va déraper ?

Sur le premier pétard, j’ai eu une douleur à l’oreille parce que je ne l’avais pas vu venir. Mais à ce moment-là, je me dis que ça m’est déjà arrivé et je n’y pense plus trop. Le deuxième par contre, je le vois arriver. Heureusement car il était près du ballon. J’ai donc pu anticiper, mais je me suis demandé ce qui se serait passé si je ne l’avais pas vu. J’imaginais même prendre le ballon et qu’il explose à ce moment-là. C’est là que, comme joueur, tu commences à cogiter. Tu ne peux plus reculer aussi loin dans ton but parce que tu es trop proche des supporters. Ensuite, il y a eu l’interruption du match, mais le contexte a décuplé l’envie des supporters du Standard de
continuer. Puis il y a eu un troisième pétard, certes plus loin de moi, mais ce sont des moments peu agréables, d’autant moins agréables que, sportivement, ça a mal fini pour nous. Sur le moment, tu es fier et tu ne le montres pas, mais tu ressens forcément une crainte
tout au long de la deuxième partie du match.

0 C’est justement cette fierté qui a fait que vous avez tout fait pour continuer le match, sans vous coucher définitivement. À refaire, vous
resteriez au sol pour que le match s’arrête ?

Je ne sais pas parce qu’on était en train de gagner. On voulait passer au-dessus de ces événements. On voulait les « taper » malgré ça. C’est cette fierté-là qui m’a fait continuer ce match. Bien sûr, après coup, tu t’en veux, mais j’aurais aimé qu’on affronte ça, moi y compris, et qu’on sorte vainqueur de ce match.

0 Si vous deviez quantifier l’influence des événements sur les deux buts qui offrent la victoire au Standard, que diriez-vous ?

Sur le but de Van Damme, il n’y a rien à dire, mais les événements ont gêné ma concentration toute la deuxième partie du match, dès le 2-1 en fait. Les cris, les chants, tu ne les entends pas. Par contre, quand ça touche le côté physique avec un danger possible, tu n’es plus
concentré de la même façon. Ton temps de réaction est peut- être plus long, ta prise de décision peut être erronée. Ça a probablement joué un rôle dans mes performances, mais on ne le saura jamais.

0 Avez-vous beaucoup repensé aux événements de ce jour-là ?

J’ai mis quelques semaines avant de regarder le match parce que je voulais le voir à froid. J’essayais d’analyser ma performance et de voir ce que j’ai fait en première puis en deuxième mi-temps, voir, en faisant abstraction des pétards, si j’aurais pu faire certaines choses autrement, voir aussi comment je perds le fil du match.

0 Sur cette analyse, voyez-vous des phases sur lesquelles vous n’avez pas agi comme habituellement ?

C’est surtout sur le tempo du match qu’on le voit. Juste après la première explosion, je dégage un 6 mètres en touche. Ça leur rend le ballon et leur donne envie d’attaquer. Ce sont des petits détails, mais si je réussis le dégagement et qu’on va chez eux, le rapport de force n’est plus du tout le même. De manière générale, tu dégages plus vite le ballon parce que tu es près des supporters. Les secondes
que tu peux gagner, tu ne les gagnes pas. Et petit à petit, tu perds le fil du match.

0 Ce week-end, Charleroi va au Standard en étant première ville de Wallonie. Pour un Français comme vous, est-ce que ça change
quelque chose ?

J’essaie beaucoup de discuter avec les Carolos, avec le magasinier Bello notamment, et j’ai appris à comprendre la rivalité entre les deux clubs. C’est une fierté pour les Carolos. Notre boulot est de leur donner ce plaisir. Personnellement, être devant le Standard est une
fierté aussi, mais ça fait partie de notre métier. Il faut être attentif au plaisir qu’on donne aux gens. Et je pense que le plus grand souhait de tous les Carolos est de faire un résultat là-bas pour rendre la monnaie de leur pièce aux Liégeois. Avec le recul, je n’arrive pas à savoir si on aurait gagné ou pas à l’aller, mais ce qui s’est passé nous motive, c’est évident. Tu te dis qu’ils sont venus chez nous, qu’on menait et qu’ils ont pris les trois points. Ils étaient derniers avant ce match et il fallait les laisser derniers ! Maintenant on est devant et il
faut laisser le Standard derrière. OK, il le sera quoi qu’il arrive puisqu’on a quatre unités d’avance, mais plus loin il sera de nous samedi soir, mieux ce sera. On peut éliminer le Standard de la course aux playoffs 1 et il faut le faire. -



« Motivant de devoir convaincre le club de prolonger mon contrat »

Arrivé à Charleroi en août 2014, Nicolas Penneteau est encore sous contrat avec les Zèbres jusqu’en juin 2017. S’il n’a pas encore parlé de l’avenir avec Mehdi Bayat, il l’envisage bien au Mambourg et sur le pré.
« Je n’ai pas encore parlé de la suite avec Mehdi Bayat. Je me sens très bien physiquement et mentalement et j’ai envie de continuer à jouer, mais je ne veux pas aller trop vite. On prendra le temps de discuter en fin de saison. Si Mehdi Bayat veut donner suite à mon aventure à Charleroi, je serai ouvert. Si ce n’est pas le cas, tant pis. À bientôt 35 ans, il faut regarder à court terme parce que le club ne peut pas se permettre de regarder trop loin, c’est normal. Je suis dans cette optique aussi. C’est motivant de devoir convaincre
le club de me donner une année de contrat de plus. Ce qui est sûr, c’est que mon plaisir est de jouer », assure le portier fran- çais du Sporting. Bien ancré dans le projet carolo, il se verrait bien aussi faire son après-carrière en bord de Sambre. « Je suis dans le projet
de Charleroi et ce que le club veut faire dans les prochaines années m’intéresse, c’est aussi le cas de la formation, des gardiens notamment. Je suis quelqu’un de projet dans le sens où j’aime mon métier dans sa globalité : la formation en fait partie, la vie d’un club aussi. Je pense que Mehdi en est conscient puisque je lui pose des questions que d’autres joueurs ne lui posent probablement pas. »

COURS D’ENTRAÎNEUR

Tandis qu’il se voit encore joueur pendant plusieurs saisons, Nicolas Penneteau nous a répété son souhait d’intégrer un staff dans le futur, même s’il n’a pas encore pu commencer les cours d’entraî- neur : « En France, c’est difficile de les suivre en plus de la carrière parce qu’il faut partir des semaines entières. Des cursus existent ici, mais ils ont déjà commencé et je ne veux pas que cela empiète sur ma carrière de joueur. C’est quelque chose qui doit donc être établi en début de saison avec le coach. S’il donne son feu vert, on verra, mais ma priorité reste de jouer. Si je dois passer mes diplômes après ma carrière, ce sera comme ça. On prendra le temps d’en discuter en fin de saison. » Comme il le sous-entend, Nicolas Penneteau n’exclut donc pas de suivre les cours en Belgique : « Cela m’intéresse, mais je dois voir si les cours en fran- çais existent parce qu’en néerlandais, ce serait très compliqué pour moi. Je devrais d’abord l’apprendre et ça prendrait donc encore plus de temps pour avoir les diplômes. Il y a encore beaucoup trop de questions pour se projeter dans le futur, mais l’envie reste d’être dans un staff plus tard. J’ai envie de transmettre mon expérience. À terme, devenir entraîneur principal m’intéresse, mais je ne serai pas prêt pour cela au sortir de ma carrière. Il faut prendre les choses étape par étape, mais je suis un dingue de mon mé- tier ; la moindre émission, le moindre match, je les regarde. Je m’inspire aussi de ce qui se fait dans d’autres sports. »
GYMNASTIQUE

Dans son futur métier d’entraîneur des gardiens, l’ancien Bastiais veut piocher dans tout ce qu’il a connu dans sa carrière : « J’ai des idées de modernité. En termes de gymnastique par exemple, il y a des choses à faire au poste de gardien. Ça doit commencer très jeune et ça m’a apporté des choses sur la manière de se déplacer dans l’espace. J’ai par exemple fait des sauts de trampoline avec un ballon à maîtriser. Cela ne permet peut-être que de gagner 1 %, mais le gardien doit être le plus complet possible. J’ai eu plusieurs entraîneurs de gardiens et je prendrai des élé- ments de chacun. Tout ce que j’ai découvert me sera utile. »



« Quelle aventure, depuis mon arrivée ! »

Lors de son arrivée au Mambourg, Nicolas Penneteau a débarqué dans un club « en crise ». Désormais, le Sporting pourrait jouer les playoffs 1 et ainsi rêver d’Europe pour la deuxième saison de suite. « Ça colle avec le projet que m’a pré- senté Mehdi Bayat. Et sa volonté était, à terme, d’installer Charleroi dans les bonnes équipes de Belgique et d’accrocher le top 6. Aujourd’hui, il le démontre par les actes », confie le gardien carolo. Et de revenir sur les 18 mois qu’il a passés à Charleroi : « Parfois quand je regarde un peu le parcours
du Sporting depuis mon arrivée, j’en rigole. Quand je suis arrivé, Charleroi n’avait pas remporté une seule victoire, avait la plus mauvaise défense de l’élite et pointait à la dernière place du classement. Quelle aventure depuis lors ! » Homme de défis, Nicolas Penneteau avait déjà connu des situations similaires par le passé : « J’ai un peu connu ça à Bastia et Valenciennes, où j’avais aussi contribué à faire
grandir le club. Finalement, je me dis que je suis quelqu’un qui a besoin d’être collé à un projet et qui veut aller au bout de celui-ci. C’est ce qui arrive ici. Avant mon arrivée, Mehdi m’avait expliqué le projet. Certes, ça partait de loin, mais j’y croyais et ça m’a plu. Que ce
soit dans la vie ou sportivement, j’ai toujours remonté mes manches. Même si Charleroi a moins de moyens que d’autres équipes, je suis fier et content qu’on se batte encore pour le top 6 cette saison. Si on a le bonheur d’y être, ce sera encore une saison exceptionnelle. » -

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32 Re: NICOLAS PENNETEAU le Lun 31 Oct - 9:43

TDF

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Penneteau: "On est content d’être dans la bagarre"
http://www.dhnet.be/sports/football/division-1a/charleroi/penneteau-on-est-content-d-etre-dans-la-bagarre-58160d31cd70fb896a62abb5

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33 Re: NICOLAS PENNETEAU le Sam 25 Fév - 10:42

TDF

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À 35 ans, Nicolas Penneteau est un des gardiens les plus réguliers de Pro League.

Ses performances ne passent pas inaperçues, au point que Felice Mazzù n’a pas hésité à le désigner comme "meilleur gardien de Pro League ". À 35 ans, Nicolas Penneteau réalise une saison d’une grande régularité, durant laquelle il a déjà rapporté plusieurs fois des points, comme à Genk, le week-end dernier, où il a stoppé un penalty. Avant le match face à Saint-Trond, "une très belle équipe qui va jouer libéré", le portier corse, avec son fils Matteo, venu le rejoindre en Belgique pour les vacances, a accepté de se livrer dans un entretien sans détours.

Nico, vous êtes en train de réaliser une superbe saison. Votre meilleure à Charleroi ?

"C’est difficile à dire car elle n’est pas finie (sourire) . Mais je pense avoir fait une bonne première partie de saison, durant laquelle j’ai été régulier. Mais j’avais aussi trouvé ma première saison, quand on a été en PO1 , vraiment très bonne. L’an passé, ça a parfois été un peu plus compliqué. J’essaie de travailler le plus possible au quotidien pour me maintenir au niveau, être performant, et progresser dans tous les domaines."

Prester à ce niveau, c’est une revanche par rapport aux critiques que vous avez reçues lors de votre dernière année en Ligue 1 ?

"Je n’ai pas de revanche à prendre. J’ai fait la carrière que j’ai faite (NdlR : plus de 400 matches en L1) , mais ma dernière saison à Valenciennes était mauvaise, je ne le cache pas. J’étais assez déçu. De mes performances, d’une part, et des critiques, d’autre part. J’avais un ensemble de carrière cohérent et on m’a catalogué comme un gardien fini car j’avais fait une mauvaise saison."

Avec le recul, vous trouvez cela dur ?

"Cela fait partie du métier. Je connais le foot et je sais bien qu’on peut vite être oublié. J’étais un peu surpris de voir qu’aucun club français ne me sollicitait après ma dernière saison en L1 . Je me suis alors dit qu’il fallait que je trouve un nouveau challenge, et celui de Charleroi m’a plu."

Plus jeune, vous étiez un grand espoir du foot français. Ne jamais avoir joué dans un grand club est un regret ?

"Non, je n’ai pas de regrets. J’ai fait de très bonnes saisons en France, que ce soit avec Valenciennes ou Bastia, mais il m’a manqué deux ou trois années très régulières pour atteindre le haut niveau. J’ai eu des opportunités très jeune, du PSG notamment, puis par la suite, quand j’étais à Valenciennes. Mais j’ai refusé, car je me sentais bien dans le projet. Peut-être à tort. Mais je suis conscient que mon manque de régularité a peut-être freiné certaines équipes à me recruter."

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34 Re: NICOLAS PENNETEAU le Jeu 11 Mai - 8:41

TDF

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Nicolas Penneteau : " Je donne du temps à mon métier parce que je sais que le métier me le rendra."

" Le club ayant levé l'option sur mon contrat veut dire que je suis à Charleroi jusque 2018. Je suis, du moins je le pense, encore jeune. J'essaie d'être compétitif. Je ne me projette pas, je ne l'ai jamais fait d'ailleurs, dans les années futures. Je sais qu'à mon âge, cela ne sert à rien. J'essaie surtout d'emmagasiner du plaisir à chaque match, lors de chaque saison. Lorsque je n'en aurais plus ou que je sentirai que physiquement ou mentalement, cela devient plus compliqué, j'arrêterai. Pour l'instant, ce n'est pas le cas, je vais essayer de continuer et on fera le point plus tard.

Je suis quelqu'un qui a envie de transmettre mon expérience si les jeunes en ont envie. Cela me permet de les rencontrer, de leur conseiller certaines choses que cela soit technique, tactique, de mon ressenti ou de mon vécu, mais je suis aussi à l'écoute, car on peut apprendre à tout âge et je ne m'enferme pas en disant que c'est moi qui vais tout vous apprendre. Même à 36 ans, je suis là pour apprendre. C'est un échange perpétuel, avec simplicité tout en essayant de transmettre notre esprit de gagneur parce que c'est cela qui nous fait vivre aussi.

J'ai toujours dit, même beaucoup plus jeune, que l'esprit collectif était primordial et que c'est cela qui pouvait nous permettre de réaliser de grandes choses. Nous ne pouvons pas nous reposer, à Charleroi, sur nos individualités, mais bien, sur un collectif. Pour l'instant, ce n'est pas le cas, je vais essayer de continuer et on fera le point plus tard.

Que cela soit clair, je n'ai jamais été abordé par aucune équipe depuis que je suis à Charleroi. La Presse suppose des choses, mais c'est faux.

Mon avenir n'est pas encore fixé. Le fait d'avoir, après ma carrière de joueur pro, une fonction au sein du Sporting de Charleroi, ne me laisse pas indifférent. Je n'ai jamais caché que je me sentais bien dans ce club, que je partageais les idées de la direction. Le club est en train de grandir. J'ai personnellement grandi avec Valenciennes, qui était un peu, dans les mêmes bases que Charleroi. Nous avons réussi à obtenir un centre d'entraînement tout neuf, un stade tout neuf. Nous avons grandi à partir de cela ; c'est enchérissant et bénéfique pour notre carrière... Pourquoi ne pas faire la même chose ici, en tant que joueur d'abord et ensuite dans un staff pour aider le club à grandir encore ? Le centre de Marcinelle est en train de poser ses marques, je ne me projette pas où je pourrais être, mais j'apprécie le projet, j'apprécie de transmettre aux jeunes le côté compétition des pros. Donc voilà, mais pour l'instant, je savoure ma carrière de footballeur et je ne veux pas en louper une miette parce que je sais que ce sont mes dernières années. Je sais que, je ne vais pas encore jouer dix ans. Je suis un passionné, tout m'intéresse, quand le temps sera venu, on se mettra autour de la table, je verrai si le club a envie de continuer avec moi et vice-versa. Je ne me prends pas la tête, si cela doit se faire, cela se fera. Si pas, on se quittera "bons amis" parce que j'ai toujours apprécié l'état d'esprit du club, le côté familial et l'ambition. Je sais qu'il me faudra peut-être passer par des études pour obtenir certains diplômes ; pour l'instant, je ne me suis pas encore lancé dans ce challenge parce qu'inconsciemment, j'aurais l'impression de passer derrière la barrière et comme je veux encore conserver tellement d'énergie ... En tant que pro, nous disposons de temps libres, mais ces moments-là, pour l'instant, je les mets à profit pour préparer les vidéos de nos adversaires et mes matches. Si je commence à suivre des cours, des examens, etc. Je vais perdre de l'énergie au niveau foot et au niveau de mon métier et je n'en ai pas envie maintenant. J'ai besoin de toute mon énergie pour être le plus performant possible.

Vivre éloigné de sa famille, de Bastia, cela fait maintenant quelques années, on fait avec... Ce n'est pas pour cela que c'est facile à vivre. L'aîné de mes deux garçons, s'est rapproché, il évolue au centre de formation à Reims. Cela me permet de le voir un peu plus souvent. Mattéo, le cadet me rejoint lors de ses vacances scolaires. C'est comme cela depuis que je suis parti à Valenciennes et que j'ai quitté la Corse en 2006. C'est dur, parce que lorsque l'on est papa, on a envie de voir ses enfants d'autant que les miens adorent le foot. Partager cela avec eux est un véritable bonheur. C'est la vie, je sais qu'ils sont heureux, en bonne santé et qu'ils prennent du plaisir à venir ici.

Je resterai toujours "paternaliste", aller vers les gamins lors du stage de Pâques à Marcinelle et les saluer, ça m'a plu parce que nous faisons notre métier pour cela, pour donner de la joie aux enfants. Il y a toujours quelque chose qui m'a marqué dans mon début de carrière de footballeur : c'était dans mon club amateur, en Corse ; des joueurs pros - Di Meco, Sonor - sont venus en exhibition. Bizarrement, je me rappelle comment j'étais en les voyants et je me disais, un jour si je finissais pro, il faut que je donne beaucoup d'importance aux gamins. Ce sont des choses qui marquent un enfant. Autant les adultes peuvent comprendre qu'à un moment donné, on peut être concentré sur certaines choses, mais autant un enfant, il ne peut pas comprendre. Il faut donc lui donner toute l'attention possible dès qu'on le peut. C'est pour cela que je suis ouvert avec les enfants, j'essaie d'être le plus souriant possible, leur donner du plaisir pour qu'ils puissent dire " on a passé un bon moment avec les joueurs de Charleroi".

Ma mère m'a éduqué dans une certaine rigueur. Cela m'a beaucoup aidé dans ma vie et dans ma carrière. Dans le travail, il faut respecter les règles et les horaires. j'ai besoin, encore plus en vieillissant, de préparer mes "avant et après entraînements". Je donne du temps à mon métier parce que je sais que le métier me le rendra. "

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